Je vous en parlais ici et : je suis en pleine certification pour devenir Open Water Diver, c’est-à-dire l’équivalent d’un niveau 1 de plongée en France. Aujourd’hui je vais vous présenter la deuxième partie des plongées obligatoires : les plongées 4, 5, 6 et 7 !

Enfile ta stab, mets ton détendeur en bouche et zou !

 

Plongée numéro 4 : Zénitude et respiration.

 

A ce stade, ça fait déjà quelques jours qu’on plonge et on a bien gagné en aisance sous l’eau. La plongée numéro 4 a été l’occasion pour Marine et moi de tester des conditions de plongée difficiles, ce qui est tout à fait en phase avec la notion de “gérer son stress en toutes circonstances”. En l’occurrence, on s’est mises à l’eau avec une houle prononcée et pas mal de courant : sous l’eau, la situation s’est bien améliorée mais il a fallu palmer pour suivre l’instructeur ! A la remontée et au moment de regrimper sur le bateau, c’était CHO : avec le courant et la houle qui me malmenaient, j’ai vraiment cru que j’allais me faire assommer par la coque ! Du coup, j’ai pu découvrir en surface (et sans trop de danger) ce que les moniteurs entendaient par “sensation d’essoufflement” : c’est de plus en plus dur de tirer de l’air sur le détendeur, ce qui donne l’impression qu’on est en manque d’air et ajoute du stress à une situation pas forcément facile de base. Morale de l’histoire : se détendre, s’économiser, et ne pas paniquer en s’imaginant qu’on est en manque d’air !

Côté exercices sous l’eau, on refait ce qu’on avait déjà fait aux sessions précédentes : enlever le masque, échanger les détendeurs, travailler les remontées d’urgence, déployer le parachute… Mais plus en profondeur ! La montée en compétences est donc ultra progressive.

De notre côté (et pour plus de fun) on a aussi travaillé quelques situations d’urgence en rab : notamment la remontée sans détendeur (bien penser à dégager les voies aériennes pour laisser l’air s’échapper) et respirer à l’aide de l’inflateur de la stab. Autant d’exercices pratiques qui limitent le stress !

 

Plongée numéro 5 : Autonomie, autonomie et encore autonomie !

 

Pour la plongée numéro 5, de retour dans l’eau avec des conditions (enfin) acceptables ! L’objectif lors de la deuxième partie de la formation pratique, c’est de gagner en aisance sous l’eau : le moniteur nous laisse donc autonomes la plupart du temps, et c’est à nous de le suivre en appliquant subtilement tout ce qu’on a appris jusqu’ici. Au programme donc : maintenir sa flottabilité et surtout faire attention à son binôme de plongée !

Dans mon cas, j’ai eu du bol, j’ai fait absolument touuuute la formation avec Marine et on s’est super bien entendues : on s’est donc appliquées à communiquer entre nous à base de “ok, tout va bien” “mes oreilles ne passent pas” “je suis à mi-pression” ou “j’ai absolument rien compris à ce que le moniteur essaye de nous dire” et à nager côte à côte (c’est-à-dire avec une distance de sécurité assez faible pour pouvoir intervenir vite si l’une de nous a un pépin) sans se rentrer dedans, ce qui demande un peu de pratique.

 

Plongée numéro 6 : Vers une flottabilité de champions.

 

Hiii ! On approche de la fin ! Avec la plongée numéro 6, on continue vers de plus en plus d’autonomie. Pour moi, ça a été l’occasion de travailler de mieux en mieux ma flottabilité et de jouer de plus en plus avec mon “poumon balast”. Le poumon balast, c’est la capacité du plongeur à utiliser ses poumons pour régler sa flottabilité dans l’eau sans avoir à palmer. On se dépense moins, on consomme moins et on profite plus de l’environnement ! En gros, à respiration normale, un plongeur est en situation de flottabilité neutre, il “vole” dans l’océan. Si il prend une grande inspiration, il va décoller, si il expire plus fortement que la normale, il coule. Le poumon balast c’est très très pratique pour s’approcher des poissons délicatement sans palmer comme un bourrin. A un moment, l’instructeur nous a montré un crabe porcelaine caché au pied d’une anémone : pour le regarder de près, je me suis laissée couler, c’était TOP ! A un autre moment, il nous a emmenées nous promener dans des canyons et des grottes : pour éviter d’abimer les parois, on se laisse porter et on respire. Autant dire qu’entre la première plongée et celle-ci, notre consommation d’air a énormément diminué !

Enfin, sur cette plongée on a travaillé un peu l’orientation. Pour nous sensibiliser à l’orientation sous l’eau, l’instructeur s’est amusé à nous demander où était le bâteau : j’ai eu faux à chaque fois ! Ensuite, on a appris à utiliser un compas : fixer un cap et faire un aller-retour de quelques mètres, rien de bien difficile, mais ça a été l’occasion d’un bon gros fou rire sous l’eau. Pour nous départager et savoir qui utiliserait le compas en première, l’instructeur nous a demandé de faire un “pierre-feuille-ciseaux” sous l’eau : en 6 tentatives, on a systématiquement fait le même geste. Quand j’ai commencé à me mettre de l’eau plein le masque à force de rire, le moniteur a craqué et m’a refilé le compas.

 

Plongée numéro 7 : Ze last one !

Ce matin, c’était la dernière plongée. Et gros coup de bol, on a vu quelques dauphins en sortant du port ! Ils n’étaient pas très joueurs, mais voilà qui nous a fait commencer notre matinée sous les meilleurs augures.

La dernière plongée est essentiellement l’occasion d’appliquer tout ce qu’on a appris : on profite donc de la plongée sous le regard bienveillant (oui oui) du moniteur, on fait attention à son binôme, à sa consommation d’air et à sa flottabilité… Et on kiffe !

En cours de route, l’instructeur nous a fait gérer deux situations de stress : la panne d’air et l’essoufflement. Rien d’angoissant, on connaissait parfaitement la marche à suivre, même si j’espère ne pas avoir à gérer ça dans un futur proche.

Au niveau des belles rencontres de cette plongée : pleins de petits poissons, crabes et crevettes, un petit poulpe tout timide,  une floppée de platax, un bon gros barracuda et des balistes titan un peu échaudées. Une baliste titan, ça ressemble à ça, un gros losange d’agressivité tout coloré avec des dents grosses comme celles d’un homme adulte. Donc autant vous dire que quand une baliste fonce vers vous à fond les ballons pour vous chasser de son territoire, vous vous barrez bien vite sans essayer de négocier.

 

Bilan de ces 7 plongées : un environnement ultra sécurité et pas du tout stressant, j’ai appris et progressé en ne me sentant jamais angoissée. Je suis bien contente de pouvoir plonger sans avoir à enlever mon masque ou remonter 15 fois à la surface au cours d’une plongée, mais je suis déjà nostalgique de ces quelques jours de formation !

 

plongée île de la réunion ouest

Le niveau 1 c’est fini ! Rdv au niveau 2 😀 ?

Informations pratiques

J’ai passé mon niveau 1 avec O Sea Bleu, ils sont très très cools et je les recommande sans hésiter. La plupart des plongées ont été réalisées au large de Boucan Canot, sur le site de la piscine, ou au niveau du Préfet, juste au sud du port. Moi j’ai plongé avec Fabien et Christophe qui sont tous les deux formateurs SSI.

Et sinon au niveau du coût, un Open Water Diver, ça coûte un peu moins de 500 euros : 420 euros pour les 7 plongées pratiques et 75 euros pour l’examen théorique.

 

Rendez-vous très bientôt pour le dernier épisode : l’examen théorique !

Pour retrouver l’épisode 1 c’est par ici ! Pour l’épisode 2, c’est par là !

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